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Kumano-Kodo

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Après cela, nous partîmes donc quelques jours en vacances, et il n’y avait qu’un chemin de pèlerinage pour nous remettre de tant d’émotion: Des pavets entre les arbres, perdus dans la foret, des marches a n’en plus finir, et des temples shinto perchés dans des endroits improbables. Le chemin de pèlerinage de Kumano-Kodo est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, sans toutefois être envahi par les touristes comme peut l’être le mont Fuji.

On a commencé le séjour par un Ryokan (hotel) sur une île au sud de la péninsule de Kii. En chemin on s’est arrêté dans un restaurant de pêcheurs pour dépiauter une branchie grillée de thon. Et je n’aurai pas peur d’avouer ici que j’ai été toute ma vie passée honteusement trompé par des boites de conserve quant à la taille d’un thon. Le spécimen exhibé sur le quai faisait plus de deux mètres (et était aussi bien meilleur en sashimi qu’une boite de thon a l’huile, même fraichement ouverte).

Donc après cette petite halte poissonnière à se balader dans un bateau ridicule, nous nous sommes attaqués à la montagne. Quatre jours de ballades à combiner des flans de montagnes à monter plus qu’à ne descendre, des temples, mais aussi des sources chaudes pour reposer nos corps endoloris.

Plus de photos visibles ici.

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Au carrefour Hachiko, et de quoi s’en remettre

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Oui, je n’avais pas parlé du chien avant, et c’est vrai que la dessus j’ai un peu péché. Parce que si je me dois de vous présenter un peu Tokyo, je dois parler aussi de ses endroits et personnages emblématiques. Or, à Shibuya, l’un des quartiers phares de la vie diurne et nocturne de la capitale, se trouve Hachiko, le chien qui attendit jours après jours son maitre à la gare du quartier alors que celui-ci était mort sans prévenir. L’image du chien n’est pas représentative : c’est la première fois que je le vois affublé d’une écharpe à la commémoration indéchiffrable, et il était improbable que le jour de ma séance photo il y ai le drapeau national dans la brise du soir. Mais bon, c’est ainsi, et dans son allure  fière, le chien attend toujours son maitre parmi la foule. Et quelle foule. Le premier rendez-vous que l’on m’avait donné à Shibuya était bien évidemment au pied du chien, et j’ai mis 5 minutes à l’atteindre. (Nota Bene, comme il y a une fresque représentant des chiens sur le mur d’en face, et beaucoup moins de monde à poireauter devant, j’avais réussi à arriver en retard tout en étant à 20 m du clébard de bronze).

Shibuya, sinon, c’est ce grand carrefour que l’on a tous vu de jour ou de nuit en photo, montrant la foule japonaise envahir le bitume en se souciant bien peu de la direction des passages piétons. Cette place est impressionnante parce que la foule y est tout le temps. Je me rappelle ma grande déception le jour de la saint Patrick à New York l’année dernière, lors qu’à 11h du soir le crocodile et moi n’avions pas pu trouver un seul bar autour de Time Square avec un minimum d’ambiance. Le flop complet, alors que les séries télé m’avaient toujours laissées croire que les trois quarts des flics de la ville était irlandais (surtout ceux qu’on enterrait)… Bref, je veux bien que l’on m’affirme le contraire, mais Manhattan me parait bien morne en comparaison avec des quartiers comme celui-ci à Tokyo.

Personnellement, après quinze minutes dans la foule, l’envie de chanter en groupe dans un karaoké ne me prenant pas, je m’ennuie déjà un peu, et je m’empresse de retrouve Myoko, une japonaise de ma connaissance, pour une soirée plus calme dans un bar a Kagurazaka. On trouve à Tokyo tout une catégorie de bar à cocktails constitués la plupart du temps d’un comptoir pour une demi douzaine de client, et d’une table à l’écart si la salle est assez grande. Depuis la hollande et une série sur le Jazz à New-Orleans, le seul cocktail auquel je puisse penser fasse au barman, c’est le Sazerac. L’un des plus vieux cocktails qui existent, à base de Bourbon, de Bitter, d’Absinthe, et de sirop de sucre. Même dans les bars comme celui ci, personne ne connait, mais le barman de cette enseigne est assez curieux et amoureux de son art. La veille, alors que Myoko lui demandait justement si il connaissait ce breuvage de la Nouvelle Orléans, le barman fait quelques recherches pour trouver la recette, sort les bouteilles nécessaires de ses étagères, bricole un ersatz de Bitter avec du Campari et un autre alcool, et sert à la jeune japonaise son premier essai. La fille n’y connait rien, et pour tout dire n’aime pas le whisky. Donc il faut remettre au lendemain (puisque la veille j’étais ailleurs). Entre temps, le patron a fait des recherches, et quand il me prépare le Sazerac, je vois bien que l’on ai déjà plus près de ce que je connaissais du cocktail, même de manière indirecte. Le parfum de l’absinthe ressort bien et se mélange à celui du zeste de citron. Quand au cocktail, il est très bien. Mon premier Sazerac au Japon, et il y en aura bien d’autre je pense.

Le verre finit, il nous faut s’éclipser, parce que l’endroit est tout de même encore moins bon marché que l’on pourrait l’espérer. On se réfugie pas très loin de chez moi dans bar de Maï (le nom du patron). C’est comme ça que l’on me l’a présenté, et je ne suis même pas sur de son vrai nom (au bar). En tout cas c’est une ambiance que j’aime beaucoup, où les vinyles par centaines se mélangent à toutes sortes de décorations bizarres, bibelots excentriques et objets de collections. Autour de nous, les discussions tranquilles des japonais du quartiers, à milles lieux des stéréotypes en mini-jupes, porte-jarretelles apparents et faux-ongles démesurés que l’on croise à Shibuya.

Semaine de vacances

Ces derniers mois avaient été rudes. La température, le travail et ses horaires, et puis aussi sans doute le creux de la vague, qui arrivent souvent lorsque que l’on tente une expatriation dans le genre de celle-ci. Du coup j’avais amplement mérité 1) mon silence monastique de ces derniers temps, et 2) des vacances. Une semaine entière, ça ne se gaspille pas, et c’est autour de la mer intérieure du pays que je me suis dirigé.

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L’album Picasa contient beaucoup trop de photos, donc ne dites pas que je ne vous ai pas prévenu.

Miyagima et Hiroshima
Je ne peux décidément pas dormir dans les bus de nuit. Donc l’arrivée à Hiroshima a été un peu flou et barbouillé. Mais Miyajima et la prestance du temple m’ont requinqué. Certes il n’avait pas les pieds tout à fait dans l’eau, inaccessible aux badauds, mais la taille du Tori (grande porte, cadre, le truc rouge/orange sur les photos) est impressionant. Les deux pieds semblent des troncs qui se trouveraient là dans le but naturel de se transformer en symbole religieux.
Hiroshima, par manque de temps, s’est limité à la visite de rigueur des reliques de la guerre. Bien que pas très motivé pour le musée commémoratif, j’ai pu apprécié l’angle d’approche sur les raisons politique du bombardement, et je suis parti très vite devant les artefacts de 1945 (j’avais un train à prendre).

Matsuyama, arrivée sur l’ile de Shikoku.
Une nuit escale plus tard, le bus nous fait traverser Seto (la mer intérieure), et le chateau de Matsuyama ainsi que les bains d’eaux thermales de Dogo Onsen nous accueillent. Premier chateau japonais que je visite, dans un état imppecable. Quand aux bains de la maison Honkan, ils sont parfaits. Deux salles de bains differentes, anciennement pour la foule ou pour la maison impériale, et une salle de détente privée dans cette batisse de trois étages.

La rivière Shimanto.
L’estuaire à Nakamura est notre prochaine escale. La ville est bien plus petite que je n’imaginais. La rivière a plus d’attrait pour le calme qu’elle offre et pour l’amabilité du japonais qui nous la fait remonter pendant une petite heure. Il n’attrape pas de crevette devant nous, mais les quelques unes qui sont déjà sur le grill embaument et sont délicieuse.

Kochi et Yosakoi festival.
Après-midi chargée pendant laquelle il faut rejoindre Kochi par le train, faire un tour du festival et de la ville avant de repartir pour Tokushima. Il avait en fait été impossible de trouver un endroit où dormir à Kochi, parce que le festival de danse est l’un des plus important du japon, et plus d’un millier de groupes venant de tous le Japon y participent. Alors on arpente les rues où les troupes défilent, et on les regarde danser, aux bruits des castagnettes qui donnent le rythme à la ville pour trois jours entiers.

Tokushima, flop à Naruto, et Awa-Odori.
Tokushima est la ville la plus proche de Naruto, un tourbillon naturel sur les côtes de l’île. Alors deux heures pour rejoindre la mer, un ferry-mouche pour approcher de l’attraction maritime, pour finalement ne se trouver que face à des remous sous pretexte que ce n’est pas l’heure. On ne se démonte pas, et on rejoint vite Tokushima pour plonger encore parmis les danseurs. Je préfère bien plus ce festival à celui de Kochi, et ce n’est pas seulement pour l’absence de castagnette. Les danseuses portent un chapeau de paille en demi-cercle, et dansent les mains vers le ciel, ce qui allonge doublement leur silhouette. Les hommes pour leur part portent un tissu sur le crane et sont recrocvillés dans leur danse, ce qui accentue le contraste. Et puis ils sont accompagnés par les flutes, shamisen (luth), tambours et autres percussions. Les danseuses chantent d’une voix très aigues mais loin d’être désagréable. Et une fois encore, c’est toute la ville qui vit le festival, en particulier à partir de 18h quand toutes les troupes commencent à défiler par centaines. Il faut pourtant sauter dans le train pour quitter Shikoku et rejoindre la dernière destination des vacances.

Kurashiki, le quartier traditionel et le musée Ohara.
Je n’ai jamais été prolifique en détails sur mes précédents séjours touristiques (ça viendra peut-être), mais Kurashiki est à ce jour ma ville préférée pour le coté traditionel du Japon. Comparé à Kyoto, il manque les touristes, même si ils restent inévitables dans certaines rues aux abords du musée. Donc on peut se ballader tranquillement le matin ou à partir de 17h sans croiser autre chose que des chats, et les maisons sont tout simplement d’un autre temps. Pour ajouter au charme, le petit déjeuné s’est fait dans un café très agréable et chaleureux, remplis d’objets charmants et éclectiques, avec la patronne venant faire la conversation, parler de la ville, des objets en bois qu’elle grave et peint à la lacque. C’est le confort de l’endroit qui repose avant tout, et colle si bien avec l’atmosphère des rues aux alentours.
Le musée Ohara vaut le détour, parce qu’il n’a rien d’un musée de campagne. Les plus grands noms de l’impressionisme et des contemporains y sont. L’Annonciation d’El Greco y est également. Ouvert en 1930, le musée s’est aggrandi depuis, et s’est ouvert aux arts traditionnels japonais (avec une partie majeure consacré aux impressions sur bois de Munakata Shiko) et aux peintre japonais d’influences occidentales ou contemporains.

Finalement, un très bon séjour qui m’a reposé et a renforcé l’image que j’avais de la culture japonaise. De nouveau en forme, je suis bien reparti pour les prochains mois à venir à Tokyo.

A Papercrane for Japan

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J’ai fait ma première grue en papier au Japon ce week-end, dans un temple de Minowabashi, un quartier excentré de Tokyo, et populaire (au sens japonais du terme). On y invitait les visiteurs à faire s’appliquer à l’origami, dans un élan de solidarité pour les victimes du tsunami.

PS: je n’avais d’appareil photo sur moi, alors c’est le téléphone qui fait guise de boite à image. ça expliquera la qualité des photos, retouchées à la louche.

Koishikawa Korakuen (Hiver)

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Donc, à coté de chez moi, il y a le jardin botanique de Tokyo. Koishikawa Korakuen. Attention, s’adressant à des japonais un soir arosé alors que tourne un vinyl du plus colérique des jazzman, il ne faut pas approximer comme translation ‘botanic cohen’, à défaut de traduction, butaniku siginfiant viande de porc…

Dans ce jardin, une tache de vert parmi tant d’autres dans la métropole, il y a nombre d’espèces végétales différentes, dans un désordre arrangé pour lequel quelques diplomes bien placés seraient utiles pour y retrouver son veau. Il y a aussi un petit temple shintoïste, où des gardiens de pierre s’éternisent et s’érodent, un lac, des poissons dans le lac, et des enfants qui nourissent les poissons. Et puis il y a de la pelouse sur laquelle on a le droit de marcher, des arbres en fleurs, même en hiver.

Et perdu dans ces arbres, au dessus d’une petite mare, un oiseau. On est prié de ne pas me demander son nom, j’avoue mon ignorance, l’animal étant l’une des rares espèces à ne pas être étiquetée. Un oiseau donc attend sur sa branche. Ce n’est pas l’oiseau qui nous surprend, c’est plus la troupe de photographes du dimanche (oui, c’était un dimanche, il y a déjà plusieurs semaines, je recycle…), à peine cachés derrière leurs objectifs, qui attendent sagement une manifestation de la part de leur idole à plumes. Celui ci fait mine de ne pas les voir, ce qui est osé puisqu’ils sont à un mètre de lui, et faint d’avoir perdu quelque chose en dessous. Et puis d’un coup les appareils démarrent toutes en rafale alors que l’oiseau tombe à pic. Sans que l’on ne voit quoi, il pêche quelques choses dans la mare, et remonte illico sur sa branche. Les bruits de rafales des objectifs décomposent sa remontée, et la rendent même laborieuse, comparable à la course de Steve Austin. Mais finalement, notre oiseau ascenseur est de retour sur sa branche, vainqueur (sans doute), et de nouveau aux aguets.

So, close to my place is the botanic garden of Tokyo. Koishikawa Korakuen. Beware, while talking to japanese people in the evening, after few drink, and while the turntable plays the angry man of jazz, do not try « Botanic cohen » as a pseudo-translation from english, butaniku meaning ‘pork meat’ in japanese.

[English readers, sorry but I’m a bit tired (the french readers will agree with me on this one), and I have to postpone the translation (as interesting as it might be). I might come back here soon to correct this absence.]

Winter postcards from Hokkaido

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Dans ma to-do list (prochainement sur vos écrans), entre ‘Donner régulièrement des nouvelles sur un blog’ et ‘Apprendre le japonais’, se trouvait l’envie d’un séjour dans l’île nord du Japon, Hokkaido. Puisque ma Franche-Comté natale est bien loin, et que l’on m’offrait des vacances extraordinaires, j’ai pu aller faire un tour là haut. Beaucoup de trains, de neige, d’espace pour se perdre. les produits frais de la mer, des Soup Curry pour le quota d’épice, et les Onsens (sources chaudes). Nouvel ajout à cette liste de chose à faire : retourner à Hokkaido en hiver.

In my to-do list (coming soon), between ‘give frequently some news in a blog’ and ‘learn japanese’, was the wish to visit the northern island of Japan, Hokkaido. A good compromise to find a decent amount of snow and a more countryside way of life. Lot of trains, seafood, Soup Curry for the spice, and Onsens (hot springs). Finally, I might need to come back there some other winter.

Strange daylight under the maple tree

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Petite promenade du coté des forets montagneuses (ou montagnes emboisées, au choix) dans la préfecture de Yamanashi, pour répondre aux tons de Franche-Comté, de Normandie ou d’ailleurs… Un peu de vert, de rouge, de jaune… des combinaisons de couleurs, Je ne vous fais pas un tableau… et pas de prédateur en vue, contrairement aux annonces mensongères…

A little walk this week-end in the Yamanashi prefecture to see the color of the forest during Fall. Green, red, yellow, and the subsequent combinations you can obtain from them. No bear at sight, so at least I saw the warning for it.