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Omikoshi : Passing Shrines

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Alors que je me demandais ce que je pourrais bien vous raconter prochainement, parvint de la rue le bruit des tambours et de la foule qui arpentaient l’asphalte. J’abandonne le peu de travail dominical dans lequel je n’arrivais pas à m’absorber, et je tombe en me penchant sur ces enfants et adultes qui portent sur leurs épaules des petits temples portables, et empruntent la rue dans une longue procession.

Leur course, je ne la connais pas très bien. J’ai bien essayé de les retrouver une fois sortie de l’appartement, mais les tambours était déjà loin. Je m’attendais à les voir finir leur chemin dans la cour d’un temple, mangeant des poissons grillés en guise de snack. Mais plutôt que l’un des trois temples de la rue voisine, ils se sont arrêtées devant une maison tout a fait normale; banale même, dont le garage était reconverti temporairement en autel (avec ce qu’il faut de décorum tout de même). Un prêtre officiait pour le groupe d’une procession. Dans la rue, appuyé contre le mur d’en face ou contre les temples poses sur des tréteaux, un autre groupe attendait, ainsi que deux femmes portant des plateaux de verres de saké dédiés à la bonne conduite de la ceremonie. Je ne me suis pas permis de prendre des photos, mais tant de monde et de cérémonial, dans ce garage devant lequel je passais avant tous les jours pour aller travail, ça créait du décalage.

Semaine de vacances

Ces derniers mois avaient été rudes. La température, le travail et ses horaires, et puis aussi sans doute le creux de la vague, qui arrivent souvent lorsque que l’on tente une expatriation dans le genre de celle-ci. Du coup j’avais amplement mérité 1) mon silence monastique de ces derniers temps, et 2) des vacances. Une semaine entière, ça ne se gaspille pas, et c’est autour de la mer intérieure du pays que je me suis dirigé.

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L’album Picasa contient beaucoup trop de photos, donc ne dites pas que je ne vous ai pas prévenu.

Miyagima et Hiroshima
Je ne peux décidément pas dormir dans les bus de nuit. Donc l’arrivée à Hiroshima a été un peu flou et barbouillé. Mais Miyajima et la prestance du temple m’ont requinqué. Certes il n’avait pas les pieds tout à fait dans l’eau, inaccessible aux badauds, mais la taille du Tori (grande porte, cadre, le truc rouge/orange sur les photos) est impressionant. Les deux pieds semblent des troncs qui se trouveraient là dans le but naturel de se transformer en symbole religieux.
Hiroshima, par manque de temps, s’est limité à la visite de rigueur des reliques de la guerre. Bien que pas très motivé pour le musée commémoratif, j’ai pu apprécié l’angle d’approche sur les raisons politique du bombardement, et je suis parti très vite devant les artefacts de 1945 (j’avais un train à prendre).

Matsuyama, arrivée sur l’ile de Shikoku.
Une nuit escale plus tard, le bus nous fait traverser Seto (la mer intérieure), et le chateau de Matsuyama ainsi que les bains d’eaux thermales de Dogo Onsen nous accueillent. Premier chateau japonais que je visite, dans un état imppecable. Quand aux bains de la maison Honkan, ils sont parfaits. Deux salles de bains differentes, anciennement pour la foule ou pour la maison impériale, et une salle de détente privée dans cette batisse de trois étages.

La rivière Shimanto.
L’estuaire à Nakamura est notre prochaine escale. La ville est bien plus petite que je n’imaginais. La rivière a plus d’attrait pour le calme qu’elle offre et pour l’amabilité du japonais qui nous la fait remonter pendant une petite heure. Il n’attrape pas de crevette devant nous, mais les quelques unes qui sont déjà sur le grill embaument et sont délicieuse.

Kochi et Yosakoi festival.
Après-midi chargée pendant laquelle il faut rejoindre Kochi par le train, faire un tour du festival et de la ville avant de repartir pour Tokushima. Il avait en fait été impossible de trouver un endroit où dormir à Kochi, parce que le festival de danse est l’un des plus important du japon, et plus d’un millier de groupes venant de tous le Japon y participent. Alors on arpente les rues où les troupes défilent, et on les regarde danser, aux bruits des castagnettes qui donnent le rythme à la ville pour trois jours entiers.

Tokushima, flop à Naruto, et Awa-Odori.
Tokushima est la ville la plus proche de Naruto, un tourbillon naturel sur les côtes de l’île. Alors deux heures pour rejoindre la mer, un ferry-mouche pour approcher de l’attraction maritime, pour finalement ne se trouver que face à des remous sous pretexte que ce n’est pas l’heure. On ne se démonte pas, et on rejoint vite Tokushima pour plonger encore parmis les danseurs. Je préfère bien plus ce festival à celui de Kochi, et ce n’est pas seulement pour l’absence de castagnette. Les danseuses portent un chapeau de paille en demi-cercle, et dansent les mains vers le ciel, ce qui allonge doublement leur silhouette. Les hommes pour leur part portent un tissu sur le crane et sont recrocvillés dans leur danse, ce qui accentue le contraste. Et puis ils sont accompagnés par les flutes, shamisen (luth), tambours et autres percussions. Les danseuses chantent d’une voix très aigues mais loin d’être désagréable. Et une fois encore, c’est toute la ville qui vit le festival, en particulier à partir de 18h quand toutes les troupes commencent à défiler par centaines. Il faut pourtant sauter dans le train pour quitter Shikoku et rejoindre la dernière destination des vacances.

Kurashiki, le quartier traditionel et le musée Ohara.
Je n’ai jamais été prolifique en détails sur mes précédents séjours touristiques (ça viendra peut-être), mais Kurashiki est à ce jour ma ville préférée pour le coté traditionel du Japon. Comparé à Kyoto, il manque les touristes, même si ils restent inévitables dans certaines rues aux abords du musée. Donc on peut se ballader tranquillement le matin ou à partir de 17h sans croiser autre chose que des chats, et les maisons sont tout simplement d’un autre temps. Pour ajouter au charme, le petit déjeuné s’est fait dans un café très agréable et chaleureux, remplis d’objets charmants et éclectiques, avec la patronne venant faire la conversation, parler de la ville, des objets en bois qu’elle grave et peint à la lacque. C’est le confort de l’endroit qui repose avant tout, et colle si bien avec l’atmosphère des rues aux alentours.
Le musée Ohara vaut le détour, parce qu’il n’a rien d’un musée de campagne. Les plus grands noms de l’impressionisme et des contemporains y sont. L’Annonciation d’El Greco y est également. Ouvert en 1930, le musée s’est aggrandi depuis, et s’est ouvert aux arts traditionnels japonais (avec une partie majeure consacré aux impressions sur bois de Munakata Shiko) et aux peintre japonais d’influences occidentales ou contemporains.

Finalement, un très bon séjour qui m’a reposé et a renforcé l’image que j’avais de la culture japonaise. De nouveau en forme, je suis bien reparti pour les prochains mois à venir à Tokyo.

Chrysanthemum exhibitions

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J’ai commencé à prendre des cours de japonais à l’université. Evidemment je me pointe avec un mois de retard sur le programme, mais bon, on fait ce qu’on peut. Une classe assez petite, une dizaine de leçons en retard, ça devrait être faisable. Le gros point positif de retourner à l’école, c’est qu’on retrouve les visites scolaires, qui nous font sortir et voir du pays. Ainsi, après mes premières hallucinations face au hiragana et katagana, le professeur (madame le professeur doit-on dire ?) nous a gentiment amené dans un temple shintoïste voisin de l’université où se déroule sur une quinzaine de jours une expositions de fleurs.

Alors n’ayant pas la verve bucolique (malgré mon séjour en Hollande) ou même de plus amples informations sur la religion qui intéresse mes hôtes, je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Tout ce que je peux dire, c’est que le jour dit, évidemment, je n’avais pas d’appareil photo sur moi. Heureusement, n’ayant rien d’autre à faire de l’incalculable temps libre qui est le mien, et étant doué d’un sens de l’orientation sans pareil, j’ai pu retrouvé ce dimanche le temple en question. Le cadre, les détails, les fleurs étaient toujours là. Mais en plus, nombre de japonais en kimono, puisque le 15 novembre se fête Shichi-go-san (littéralement sept-cinq-trois), et qui consiste à emmener les enfants de ces ages au temple dans leur plus beau kimono. plus de photos en accès privé ici. Après la cérémonie, les enfants peuvent piocher une petite prière en papier qu’il est d’usage d’accrocher  à une corde déployée autour d’un arbre. Pas très loin, les autres, qui maitrisent ces caractères incompréhensibles au novice qui vous parle, peuvent écrire une prière sur une planche de bois. Au dos se trouve une représentation d’un sage sur sa monture, d’un bœuf, ou d’une poupée de type ‘Culbuto’ « qui se relève toujours » nous explique Madame le professeur (qu’on me fasse signe si je ne suis plus aux normes).

I started to take japanese language classes at the university. Of course, I come with a month of delay compare to the rest of the class, but I try to catch up as efficiently as I can. Small group, just ten lessons behind me (or them), it should be doable. The great joy I had going back to school is the school trip. Thus, on my really first day, the teacher took us to a shinto shrine close by where is located a Flower exhibition (quite popular in Tokyo – at least – with a dozen of shrine having similar exhibitions).

As I don’t know so much about plants (ask my ficus…), neither on the concerned religion, I’m not going to write so much. I just have to add that the day of the japanese class I didn’t have my camera with me. Hopefully, I don’t really know what to do with all the free time I get here, and I headed back to the shrine last Sunday. Same set-up, but now inhabitated by quite a lot of japanese people. In fact, on November 15th (and the few days around it), Japanese celebrate Shichi-go-san (kind of ‘Bring you sun to the temple’, but specially for the 3-5-7 years old). More photo in the private album  here. After the ceremony, each child can pick a peace of paper with a prayer on it, to attach on a rope around a tree. Other can write there own on a wooden board, decorated with a character on the back. A representation of wise, a beef, or a doll « which always get up », as the teacher said.