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Omikoshi : Passing Shrines

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Alors que je me demandais ce que je pourrais bien vous raconter prochainement, parvint de la rue le bruit des tambours et de la foule qui arpentaient l’asphalte. J’abandonne le peu de travail dominical dans lequel je n’arrivais pas à m’absorber, et je tombe en me penchant sur ces enfants et adultes qui portent sur leurs épaules des petits temples portables, et empruntent la rue dans une longue procession.

Leur course, je ne la connais pas très bien. J’ai bien essayé de les retrouver une fois sortie de l’appartement, mais les tambours était déjà loin. Je m’attendais à les voir finir leur chemin dans la cour d’un temple, mangeant des poissons grillés en guise de snack. Mais plutôt que l’un des trois temples de la rue voisine, ils se sont arrêtées devant une maison tout a fait normale; banale même, dont le garage était reconverti temporairement en autel (avec ce qu’il faut de décorum tout de même). Un prêtre officiait pour le groupe d’une procession. Dans la rue, appuyé contre le mur d’en face ou contre les temples poses sur des tréteaux, un autre groupe attendait, ainsi que deux femmes portant des plateaux de verres de saké dédiés à la bonne conduite de la ceremonie. Je ne me suis pas permis de prendre des photos, mais tant de monde et de cérémonial, dans ce garage devant lequel je passais avant tous les jours pour aller travail, ça créait du décalage.

Koishikawa Korakuen (Hiver)

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Donc, à coté de chez moi, il y a le jardin botanique de Tokyo. Koishikawa Korakuen. Attention, s’adressant à des japonais un soir arosé alors que tourne un vinyl du plus colérique des jazzman, il ne faut pas approximer comme translation ‘botanic cohen’, à défaut de traduction, butaniku siginfiant viande de porc…

Dans ce jardin, une tache de vert parmi tant d’autres dans la métropole, il y a nombre d’espèces végétales différentes, dans un désordre arrangé pour lequel quelques diplomes bien placés seraient utiles pour y retrouver son veau. Il y a aussi un petit temple shintoïste, où des gardiens de pierre s’éternisent et s’érodent, un lac, des poissons dans le lac, et des enfants qui nourissent les poissons. Et puis il y a de la pelouse sur laquelle on a le droit de marcher, des arbres en fleurs, même en hiver.

Et perdu dans ces arbres, au dessus d’une petite mare, un oiseau. On est prié de ne pas me demander son nom, j’avoue mon ignorance, l’animal étant l’une des rares espèces à ne pas être étiquetée. Un oiseau donc attend sur sa branche. Ce n’est pas l’oiseau qui nous surprend, c’est plus la troupe de photographes du dimanche (oui, c’était un dimanche, il y a déjà plusieurs semaines, je recycle…), à peine cachés derrière leurs objectifs, qui attendent sagement une manifestation de la part de leur idole à plumes. Celui ci fait mine de ne pas les voir, ce qui est osé puisqu’ils sont à un mètre de lui, et faint d’avoir perdu quelque chose en dessous. Et puis d’un coup les appareils démarrent toutes en rafale alors que l’oiseau tombe à pic. Sans que l’on ne voit quoi, il pêche quelques choses dans la mare, et remonte illico sur sa branche. Les bruits de rafales des objectifs décomposent sa remontée, et la rendent même laborieuse, comparable à la course de Steve Austin. Mais finalement, notre oiseau ascenseur est de retour sur sa branche, vainqueur (sans doute), et de nouveau aux aguets.

So, close to my place is the botanic garden of Tokyo. Koishikawa Korakuen. Beware, while talking to japanese people in the evening, after few drink, and while the turntable plays the angry man of jazz, do not try « Botanic cohen » as a pseudo-translation from english, butaniku meaning ‘pork meat’ in japanese.

[English readers, sorry but I’m a bit tired (the french readers will agree with me on this one), and I have to postpone the translation (as interesting as it might be). I might come back here soon to correct this absence.]