Archive | Apologie de la schizophrénie RSS for this section

In the morning ray of the sun

Semaine un peu trop chargée au boulot, alors pour décompresser le matin j’ai souvent fait le tour du jardin botanique pour voir les cerisiers en fleurs, sans parfum, et sans photos décente non plus. Sur le chemin pour aller à l’école, c’est Lou Reed qui m’accompagnait, avec Coney Island Baby. Reveil très relax donc avant d’aborder le travail. Le crocodile, évidemment, se foutait de ma gueule parce que je confondait le soleil levant avec l’ambiance vietnamienne d’un film français, mais je laisse parler…

A la verticale de l’été, de Tran Anh Hung

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Un cocodrilo en la cabeza

Faux départ. Je sens bien que ce blog a pris quelques part un mauvais tournant, simplement parce que je n’arrive pas à parler un peu plus ouvertement de ce qui m’entoure, de moi, du japon…  Et même, trouver des images agréables à partager, qui se passe de commentaire, commence à être difficile, tant je suis critique à l’encontre de mon obturateur.

Alors, à partir de maintenant, je vais mentir. Effrontément. Schizophrénie induite, parce que les détails, les gens, l’objet des situations ne pourraient être qu’accessoire pour le bon déroulement de l’histoire ; il n’y a pas forcément raison de s’y attacher, et de soi-disant les laisser dans l’ombre. Je vais pouvoir me lâcher un peu plus, changer constamment de métier, et ne plus seulement être cuisinier expatrié, mais éleveur de chèvres dans le Larzac en congé sabbatique, natif gérant d’un Onsen dans un coin perdu d’Hokkaïdo, chauffeur de taxi passant le temps à dire ici des conneries depuis son iphone entre deux clients… L’embarras du choix. Surtout, je vais pouvoir raconter mon Japon, avec force d’affirmations gratuites et de clichés, sans avoir peur des représailles péremptoires venant de lecteurs avides de vérités wikipédiennes. Ne vous étonnez pas non plus si vous entendez parler un crocodile, parce qu’il se niche là, dans ma tête, et ne tardera pas à apparaitre. Bref, tout un petit espace de liberté dans lequel je vais pouvoir m’ébattre, et qui sera l’essence de la vie trépidante des Tokyoïtes (et autres contes).

(Juste une chose, si je laisse ouvert les commentaires, pour jouer l’ouverture et éviter le cloisonnement, cela n’empêche qu’il faudra jouer le jeu. Je reste un soi-disant malade et n’hésiterai censurer, par refus de la réalité.)

Wrong start. I feel that this blog is heading in a wrong direction, took the wrong corner somewhere, simply because I am not comfortable enough to write about those surrounding me, myself, or even Japan… Even finding nice pictures which do not need any comments start to be difficult, as I’m very critical about.

So starting now, I will lie. Shamelessly. Induced schizophrenia, because details, people and situation are not that important for the course of event I want to describe. I’ll be free to say anything, change everytime of job, and instead of staying this expatriate cook, become shepherd from the Alps in holidays, director of an Onsen in Hokkaido, or taxi driver writing here stupid things from his smartphone while waiting for the next client. Moreover, I will be able to talk about my Japan, full of statements based on isolated experiences, without being scared of trials from people looking for Wikipedian truth. And don’t worry if you even start hearing a crocodile speaking, he is living in my head, and is just waiting to escape.

(Just one thing. If I leave open the comments, I expect you to play along, and avoid telling me the difference between the reality and the imagination. As so-called wacko, I can get mad if one would tell me the truth).