Archive | septembre 2012

Omikoshi : Passing Shrines

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Alors que je me demandais ce que je pourrais bien vous raconter prochainement, parvint de la rue le bruit des tambours et de la foule qui arpentaient l’asphalte. J’abandonne le peu de travail dominical dans lequel je n’arrivais pas à m’absorber, et je tombe en me penchant sur ces enfants et adultes qui portent sur leurs épaules des petits temples portables, et empruntent la rue dans une longue procession.

Leur course, je ne la connais pas très bien. J’ai bien essayé de les retrouver une fois sortie de l’appartement, mais les tambours était déjà loin. Je m’attendais à les voir finir leur chemin dans la cour d’un temple, mangeant des poissons grillés en guise de snack. Mais plutôt que l’un des trois temples de la rue voisine, ils se sont arrêtées devant une maison tout a fait normale; banale même, dont le garage était reconverti temporairement en autel (avec ce qu’il faut de décorum tout de même). Un prêtre officiait pour le groupe d’une procession. Dans la rue, appuyé contre le mur d’en face ou contre les temples poses sur des tréteaux, un autre groupe attendait, ainsi que deux femmes portant des plateaux de verres de saké dédiés à la bonne conduite de la ceremonie. Je ne me suis pas permis de prendre des photos, mais tant de monde et de cérémonial, dans ce garage devant lequel je passais avant tous les jours pour aller travail, ça créait du décalage.

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Kumano-Kodo

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Après cela, nous partîmes donc quelques jours en vacances, et il n’y avait qu’un chemin de pèlerinage pour nous remettre de tant d’émotion: Des pavets entre les arbres, perdus dans la foret, des marches a n’en plus finir, et des temples shinto perchés dans des endroits improbables. Le chemin de pèlerinage de Kumano-Kodo est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, sans toutefois être envahi par les touristes comme peut l’être le mont Fuji.

On a commencé le séjour par un Ryokan (hotel) sur une île au sud de la péninsule de Kii. En chemin on s’est arrêté dans un restaurant de pêcheurs pour dépiauter une branchie grillée de thon. Et je n’aurai pas peur d’avouer ici que j’ai été toute ma vie passée honteusement trompé par des boites de conserve quant à la taille d’un thon. Le spécimen exhibé sur le quai faisait plus de deux mètres (et était aussi bien meilleur en sashimi qu’une boite de thon a l’huile, même fraichement ouverte).

Donc après cette petite halte poissonnière à se balader dans un bateau ridicule, nous nous sommes attaqués à la montagne. Quatre jours de ballades à combiner des flans de montagnes à monter plus qu’à ne descendre, des temples, mais aussi des sources chaudes pour reposer nos corps endoloris.

Plus de photos visibles ici.