Un café classique

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On avait eu l’information en feuilletant dans une librairie un guide des cafés de la ville. Un café datant de 1926 joue à ses clients de la musique classique dans une ambiance monastique. On ne vient pas ici pour discuter, et les téléphones ne sont pas autorisés. Je savais qu’il y avait eu beaucoup de kissaten à Tokyo dans les années 60, cafés pour écouter collectivement les rares vinyles de jazz qui arrivent dans la péninsule. L’un des survivant se trouve même sur mon chemin quand je rentre de l’école. Mais des cafés où l’on écoute religieusement de la musique classique, ça valait le détour. Détour atypique plutôt deux fois qu’une, puisque ライオン (Lion, le nom de l’endroit, écrit/prononcé en japonais ; on y reviendra…) se trouve dans le quartier de Shibuya (avec sa foule qui se donne rendez-vous au pied du chien pour aller au karaoké), mais en plus dans une rue « mal famée » de ce quartier, où les filles de joies sont assez folles pour attendre le client directement dans la rue !

En bons mélomanes que nous sommes, le crocodile et moi passons derrière le centre d’information pour dépravés sexuels, et atterrissons devant le café sur le point de fermer. Moins de client que de serveuses habillées en domestiques (c’est décidemment une mode dans les café ici), j’arrive à voler discretement deux clichés qui ne donneront pas beaucoup d’indication sur l’atmosphere, alors qu’une composition de Grieg se finit.

Une fois le café fermé, il ne faut faire que deux pas pour se retrouver dans un autre bar de la rue lui aussi bloqué dans le temps, dans l’amérique de Woodstock, et c’est une transition douce vers la réalité.

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3 responses to “Un café classique”

  1. Catherine Goux says :

    Beau billet et bien intéressant. Voilà une découverte étonnante pour nous autres, restés en Europe. J’aurais aimé voir une serveuse habillée en domestique. C’est quoi, au juste un costume de domestique japonais ? Le crocodile et toi, z’êtes bien sérieux…

  2. Boulouc says :

    Photo interdite dans le café, j’ai du les faire sous le manteau, alors je pouvais pas lui demander de poser. Les japonais ont une passion pour l’uniforme de soubrette, et même si la serveuse n’était pas exactement à cette mode ci, elle s’en inspirait largement avec son chemisier blanc à dentelle et sa jupe noir.

  3. Godnat says :

    N’ont-ils pas une passion pour les déguisements en général ?
    Au pied du chien ?

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