Dans l’ombre du vieux bar

Pour donner de la couleur locale, voilà l’endroit où le crocodile et moi venons de temps en temps prendre un verre, pour écouter du vieux jazz dans une atmosphère d’avant la crise. Peu de client croisé généralement. En fait le jour de la photo il n’y avait pour m’accompagner que Myoko, une certaine japonaise de ma connaissance. Dans son coin, le crocodile lisait Le procès, le trouvant apparemment actuel. Le patron, ou l’époux de la serveuse, venait nous voir pour demander ce que nous voulions écouter. J’y ai découvert le japonais Hideto Kanai avec Concierto de Aranjuez, et le recommande à tous et même au père noël. La femme du patron, elle, interrompait la dégustation lente du café et des notes pour nous montrer des photos de son chat. Au final, dans l’ombre du vieux bar, le monde dehors s’est arrêté, plus rien ne gronde, ni ne tremble.

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7 responses to “Dans l’ombre du vieux bar”

  1. Didier Goux says :

    Ouh la la ! les arrangements du concerto d’Aranjuez (déjà pas bien fameux en soi), je me méfie ! Sinon, ton bar donne envie d’y être et de reprendre une bière.

  2. Didier Goux says :

    Cela dit, si tu avais pu éviter cet horripilant “au final”…

  3. Godnat says :

    Didier, il n’écrit déjà pas très souvent, ne va pas le coincer !

    Le père Noël n’a pas de mémoire, il faudra lui redire en temps et en heure.

  4. Catherine Goux says :

    Je venais te dire d’enlever ce malheureux « au final » avant que Didier ne vienne ici… trop tard. Finalement est très bien !
    J’aime beaucoup ce bar aussi, et on dirait qu’il y a des photos partout.
    Heureuse de te revoir dans la blogosphère.

  5. Boulouc says :

    D’abord, je finalise comme je veux, si je veux, et où je veux. Certes, on perd l’usage de la bonne langue, mais heureusement il y a des gens pour vous remettre dans le droit chemin.
    Ensuite, Le concierto, entre la contrebasse et le saxophone, c’est pas mal, et pas le seul morceau de l’album. J’ai du mal à trouver le disque dans le commerce, parce que je me doute que l’on ne peut jamais faire confiance aux barbus, mais je vais y arriver. Et il finira bien dans ma discothèque, au final.

  6. lapuce says :

    Il me plaît drôlement, ton bar, comme dans un film de Wong Kar Wai (oui, je sais, c’est ailleurs, mais les seuls films japonais que j’ai vus ne sont ni de cette époque, ni de cette « trempe »).
    Bon, voilà, il me plaît drôlement.

  7. atticgirl says :

    Quel doux moment… merci…

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