Koishikawa Korakuen (Hiver)

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Donc, à coté de chez moi, il y a le jardin botanique de Tokyo. Koishikawa Korakuen. Attention, s’adressant à des japonais un soir arosé alors que tourne un vinyl du plus colérique des jazzman, il ne faut pas approximer comme translation ‘botanic cohen’, à défaut de traduction, butaniku siginfiant viande de porc…

Dans ce jardin, une tache de vert parmi tant d’autres dans la métropole, il y a nombre d’espèces végétales différentes, dans un désordre arrangé pour lequel quelques diplomes bien placés seraient utiles pour y retrouver son veau. Il y a aussi un petit temple shintoïste, où des gardiens de pierre s’éternisent et s’érodent, un lac, des poissons dans le lac, et des enfants qui nourissent les poissons. Et puis il y a de la pelouse sur laquelle on a le droit de marcher, des arbres en fleurs, même en hiver.

Et perdu dans ces arbres, au dessus d’une petite mare, un oiseau. On est prié de ne pas me demander son nom, j’avoue mon ignorance, l’animal étant l’une des rares espèces à ne pas être étiquetée. Un oiseau donc attend sur sa branche. Ce n’est pas l’oiseau qui nous surprend, c’est plus la troupe de photographes du dimanche (oui, c’était un dimanche, il y a déjà plusieurs semaines, je recycle…), à peine cachés derrière leurs objectifs, qui attendent sagement une manifestation de la part de leur idole à plumes. Celui ci fait mine de ne pas les voir, ce qui est osé puisqu’ils sont à un mètre de lui, et faint d’avoir perdu quelque chose en dessous. Et puis d’un coup les appareils démarrent toutes en rafale alors que l’oiseau tombe à pic. Sans que l’on ne voit quoi, il pêche quelques choses dans la mare, et remonte illico sur sa branche. Les bruits de rafales des objectifs décomposent sa remontée, et la rendent même laborieuse, comparable à la course de Steve Austin. Mais finalement, notre oiseau ascenseur est de retour sur sa branche, vainqueur (sans doute), et de nouveau aux aguets.

So, close to my place is the botanic garden of Tokyo. Koishikawa Korakuen. Beware, while talking to japanese people in the evening, after few drink, and while the turntable plays the angry man of jazz, do not try « Botanic cohen » as a pseudo-translation from english, butaniku meaning ‘pork meat’ in japanese.

[English readers, sorry but I’m a bit tired (the french readers will agree with me on this one), and I have to postpone the translation (as interesting as it might be). I might come back here soon to correct this absence.]

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8 responses to “Koishikawa Korakuen (Hiver)”

  1. Didier Goux says :

    Pour une fois que c’est la langue française qui gagne…

    Ce ne serait pas une sorte de martin-pêcheur version samouraï, ton piaf ?

  2. Boulouc says :

    voilà le mot que je chercher : piaf ! C’est vrai que ça ressemble drôlement à un martin-pêcheur. Va falloir que je sorte plus. Déjà je me promets de faire de ce parc une résidence secondaire (à trois pas de la principale…)

    Elle va gagner, la langue française, mais ce terrain lui suffira-t-elle ?

  3. Catherine Goux says :

    Oui, c’est bien un martin-pêcheur. Celui-ci semble quasi apprivoisé ! Jojo le Mérou a beaucoup plus de mal a l’approcher http://www.dumnacus.com/article-la-toilette-de-l-oiseau-bleu-65412562.html.
    Merci pour la belle promenade. J’ai hâte de voir ce parc au printemps (et en vrai).
    XX

  4. Godnat says :

    J’ai pensé aussi aux difficultés de Jojo le Mérou avec son martin-pêcheur. Il y a beaucoup de choses vertes ou en fleur pour cette saison, c’est donc plus doux que chez nous ?

  5. Boulouc says :

    oui, bon, d’accord… il était particulièrement facile d’approche le piaf. Je ne voudrais pas non plus qu’après tous ses efforts, le Mérou bout.
    Pour le vert et les couleurs, je ne montre que des close-up de certains coins, les plus affriollants. C’est tout de même pas mal défraichi pour la saison, mais il y a aura plus de photos à venir aux saisons suivantes.

  6. lapuce says :

    C’est sûr, « J’ai visité le porc » risque de prêter à de nombreuses confusions, beaucoup moins bucoliques que cette agréable résidence secondaire.
    Je sais ce que je veux faire quand je serai grande et rentrée en France : faiseuse de parcs et de jardins, je trouve que la France, elle sait pas y faire …

  7. Boulouc says :

    oui… En tout cas ça a beaucoup amusé la prof de japonais également…
    Si je passais dix seconde sur internet, je trouverais très semblablement le nom de l’architecte américain qui a fait tous ces charmants parcs à travers les états-unis (dont Central Parc)… National Geographic avait dédié un article sur lui il y a maintenant une année ou deux, et c’est une des choses que je veux voir des States. En tout cas le botanique d’ici n’a rien à voir avec les rangées alignées de notre capitale, et le désordre a, à mon sens, plus de charme. Après je ne dénigre pas non plus les parcs à la française, mais pouvoir marcher sur les pelouses, entre gens respectueux, c’est autre chose.

  8. lapuce says :

    Ah ben tout à fait d’accord, et ce n’est pas pour rien que j’adore les jardins anglais!

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