Archive | janvier 2011

Un cocodrilo en la cabeza

Faux départ. Je sens bien que ce blog a pris quelques part un mauvais tournant, simplement parce que je n’arrive pas à parler un peu plus ouvertement de ce qui m’entoure, de moi, du japon…  Et même, trouver des images agréables à partager, qui se passe de commentaire, commence à être difficile, tant je suis critique à l’encontre de mon obturateur.

Alors, à partir de maintenant, je vais mentir. Effrontément. Schizophrénie induite, parce que les détails, les gens, l’objet des situations ne pourraient être qu’accessoire pour le bon déroulement de l’histoire ; il n’y a pas forcément raison de s’y attacher, et de soi-disant les laisser dans l’ombre. Je vais pouvoir me lâcher un peu plus, changer constamment de métier, et ne plus seulement être cuisinier expatrié, mais éleveur de chèvres dans le Larzac en congé sabbatique, natif gérant d’un Onsen dans un coin perdu d’Hokkaïdo, chauffeur de taxi passant le temps à dire ici des conneries depuis son iphone entre deux clients… L’embarras du choix. Surtout, je vais pouvoir raconter mon Japon, avec force d’affirmations gratuites et de clichés, sans avoir peur des représailles péremptoires venant de lecteurs avides de vérités wikipédiennes. Ne vous étonnez pas non plus si vous entendez parler un crocodile, parce qu’il se niche là, dans ma tête, et ne tardera pas à apparaitre. Bref, tout un petit espace de liberté dans lequel je vais pouvoir m’ébattre, et qui sera l’essence de la vie trépidante des Tokyoïtes (et autres contes).

(Juste une chose, si je laisse ouvert les commentaires, pour jouer l’ouverture et éviter le cloisonnement, cela n’empêche qu’il faudra jouer le jeu. Je reste un soi-disant malade et n’hésiterai censurer, par refus de la réalité.)

Wrong start. I feel that this blog is heading in a wrong direction, took the wrong corner somewhere, simply because I am not comfortable enough to write about those surrounding me, myself, or even Japan… Even finding nice pictures which do not need any comments start to be difficult, as I’m very critical about.

So starting now, I will lie. Shamelessly. Induced schizophrenia, because details, people and situation are not that important for the course of event I want to describe. I’ll be free to say anything, change everytime of job, and instead of staying this expatriate cook, become shepherd from the Alps in holidays, director of an Onsen in Hokkaido, or taxi driver writing here stupid things from his smartphone while waiting for the next client. Moreover, I will be able to talk about my Japan, full of statements based on isolated experiences, without being scared of trials from people looking for Wikipedian truth. And don’t worry if you even start hearing a crocodile speaking, he is living in my head, and is just waiting to escape.

(Just one thing. If I leave open the comments, I expect you to play along, and avoid telling me the difference between the reality and the imagination. As so-called wacko, I can get mad if one would tell me the truth).

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Au commencement était une île

Pas d’image cette fois ci, mais une histoire. Dans le livre sur la culture japonaise que je suis en train de lire, l’auteur décrit la création du monde telle qu’elle était perçue au commencement du Japon. Une traduction libre et approximative, pleine d’erreurs de traduction, donnerait à peu près cela :

Après que le Ciel et la Terre furent créés du Chaos, virent le jours les Dieux, sept générations, dont le Dieu Izanagi et la Déesse Izanami furent les descendants. Tous deux créèrent une île et descendirent du Ciel pour y vivre. Ils se marièrent, et Izanami donna naissance aux îles du Japon, à la mer, ainsi qu’aux rivières, montagnes et arbres. Après s’être consultés, ils produisirent Ama-terasu-o-mi-Kami (la grande Déesse du Ciel rayonnant), dont la lueur était si importante et portait si loin qu’ils l’envoyèrent au Ciel. Ils créèrent aussi le Dieu Lune, qui fut aussi envoyé au ciel pour régner aussi avec la Déesse Soleil.

Le suivant enfant s’appelait Susa-no-wo, une déité cruelle et terrifiante, passant son temps à se plaindre et à gémir. Il mena plusieurs personnes à leurs pertes et détruisa plusieurs des montagnes emboisées. Ses parents l’envoyèrent alors régner sur le territoire des Ténèbres. Enfin, Izanami donna naissance au Dieu du feu, qui l’embrasa et la tua. De ses restes et des larmes de son mari naquirent de nombreuses autres dieux. […]

En mourant, Izanami alla au territoire de Ténèbres, appelé Yomi, et Izanagi la suivi pour l’y retrouver. Il était déjà trop tard, la Déesse ayant déjà commencé à dépérir. Pris en horreur, Izanagi s’échappa de ce monde de mort et de corruption. Après bien des aventures aux territoire des Ténèbres, il voulu se purifier en prenant un bain dans la mer. A ce point, il ne réapparaitra plus dans le mythe. Il a été dit qu’il s’est réfugié à jamais dans le silence et la réclusion, ou qu’il s’éleva au Ciel, mais il ne sera plus question de lui, le mythe se centrant maintenant sur la Déesse du Soleil, le dieux de la Tempête, Ama-Terasu-o-mi-Kami, ainsi que sur son frère Susa-no-wo.

G. B. Sansom, Japan, A short cultural history (revised edition), Tuttle Publishing.

No picture this time, but a story. In the book I’m currently reading, the author describe the creation of the world as the primitive mythology of Japanese ancestor was presenting it. As I think it is quite interesting, I make a brief copy of it here :

After heaven and Earth were formed from Chaos, gods were produced, seven generations, ending with the god Izanagi and the goddess Izanami, who founded an island in the ocean and descended from Heaven to dwell thereon. They married, and Izanami gave birth to the islands of Japan, to the sea, to the rivers, mountains and trees. Then they consulted together, and produced Ama-terasu-o-mi-Kami, the Heaven-Shining-Great-Deity, whose lustre was so great and far reaching that they sent her up to Heaven. Then they produced the Moon God, and he also was sent to Heaven to share in the government with the Sun Goddess.

Their next child was called Susa-no-wo, a fierce, cruel deity, for ever weeping and wailing. He brought many people to an untimely end, and laid waste green mountains. So his parents sent him to rule the Nether Land of Darkness. Then Izamani gave birth to the Fire God, who burned her so that she died, and as she died there were born from her excreta and from the tears of her husband many other gods. […]

When Izanami died she went to the Land of Darkness, called Yomi; and Izanagi followed her. But it was too late, for she had begun to decay and putrefy, so that Izanagi was overcome with horror, and fled from the sight of death and corruption. Escaping after many adventures from the Land of Darkness, his first care was to purify himself by bathing in the sea. Here, abruptly, Izanagi vanishes from the myth. In one account he is said to have dwelt for ever after in silence and concealment, in another to have ascended to Heaven; but we hear no more of him, and the mythical narrative now takes up the tales of the Sun Goddess and the Storm God, Ama-Terasu-o-mi-Kami and her brother Susa-no-wo.

G. B. Sansom, Japan, A short cultural history (revised edition), Tuttle Publishing.

Winter postcards from Hokkaido

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Dans ma to-do list (prochainement sur vos écrans), entre ‘Donner régulièrement des nouvelles sur un blog’ et ‘Apprendre le japonais’, se trouvait l’envie d’un séjour dans l’île nord du Japon, Hokkaido. Puisque ma Franche-Comté natale est bien loin, et que l’on m’offrait des vacances extraordinaires, j’ai pu aller faire un tour là haut. Beaucoup de trains, de neige, d’espace pour se perdre. les produits frais de la mer, des Soup Curry pour le quota d’épice, et les Onsens (sources chaudes). Nouvel ajout à cette liste de chose à faire : retourner à Hokkaido en hiver.

In my to-do list (coming soon), between ‘give frequently some news in a blog’ and ‘learn japanese’, was the wish to visit the northern island of Japan, Hokkaido. A good compromise to find a decent amount of snow and a more countryside way of life. Lot of trains, seafood, Soup Curry for the spice, and Onsens (hot springs). Finally, I might need to come back there some other winter.